Cinq conseils pour faire le bon choix

25 août 2023

Désireux de mettre à jour vos compétences professionnelles, de vous engager dans une transition de carrière ou de combler un intérêt personnel, vous vous lancez dans la recherche de la formation la plus adéquate pour atteindre votre objectif. Mais le constat est là : il y a pléthore d’offres et vous ne savez pas quel cursus choisir. Suivre une formation continue représente un investissement très important. Bref tour d’horizon des points à examiner pour faire un choix éclairé.

Bien cerner le besoin à combler

L’identification de ce besoin peut être effectuée par la personne qui suivra la formation, comme par l’entreprise qui l’emploie. La formation répond-elle à une motivation intrinsèque ou à une contrainte externe ? Dans les deux cas, elle devra combler un manque perçu et il convient de déterminer ce manque avant de se mettre en quête du cursus adéquat.

Que l’initiative provienne de l’employeur ou du candidat, il est indispensable de définir l’objectif visé. S’agit-il de combler un besoin de légitimation dans une spécialisation donnée, de se familiariser avec une nouvelle norme, d’obtenir un diplôme pour compléter son CV ou de se ménager un temps de réflexion dans un cadre propice ? La réponse à ces questions permet au candidat ou à l’employeur d’orienter son choix en fonction du but recherché.

Par exemple, une personne qui souhaite acquérir rapidement des connaissances sur un sujet technique, mais qui donne peu d’importance au partage d’expérience avec d’autres experts, optera pour une solution e-learning, tandis que celle qui désire prendre le temps d’échanger avec d’autres experts et élargir son spectre professionnel s’orientera plutôt vers une formation en présentiel.

Évaluer les ressources activables

Le choix d’une formation sera également guidé par les ressources à disposition. Le temps est la première de ces ressources. Combien de temps pouvez-vous investir personnellement pour atteindre votre but ? Et combien de temps vous accorde votre employeur ? Cet investissement va-t-il impacter le temps passé au bureau, en famille ou avec vos amis ?

La seconde ressource à considérer est financière. De quelle enveloppe disposez-vous ? Votre employeur finance-t-il cet investissement, et dans ce cas, quelles conditions formule-t-il ? Dans quel délai pourrez-vous changer d’employeur après avoir finalisé votre formation ? Devrez-vous en rembourser une partie ? Si vous financez vous-même la formation, bénéficiez-vous de subventions ? Des frais supplémentaires pour l’acquisition d’ouvrages, pour vos déplacements, voire votre hébergement, sont-ils à intégrer dans votre calcul ?

La troisième ressource, à ne pas sous-estimer, sera cognitive et motivationnelle. Suivre une formation nécessite d’y consacrer de l’énergie. Cela demande concentration, réflexion et travaux en équipe réguliers si vous vous lancez dans des cursus de longue durée de niveau académique par exemple.

Apprendre en équipe ou en solo

Le travail en équipe, encouragé dans le cadre des formations continues de niveau universitaire (CAS, DAS, MAS), favorise un apprentissage dit « socio-constructiviste », où l’échange entre pairs de niveaux proches renforce l’acquisition de savoirs et de compétences. Si apprendre et travailler en équipe apporte beaucoup, cela nécessite aussi un engagement plus important en temps de collaboration.

Certains préféreront suivre des formations continues où l’apprentissage est individualisé, même s’il est réalisé au sein d’une classe commune. Les échanges informels entre participants seront là, mais les travaux à rendre ou les exercices se réaliseront de manière individuelle.

D’autres opteront pour des formations entièrement individualisées. L’appel à un formateur personnel permet par exemple de se préparer à un examen, mais nécessite davantage de ressources financières. L’ISFB propose souvent cette solution aux candidats souhaitant se préparer à un examen avec un expert qui lui consacrera plusieurs heures en tête-à-tête.

Choisir un format approprié

Ces 20 dernières années, le monde de la formation continue a profondément évolué. Internet a engendré une véritable révolution dans l’accès à la connaissance et l’échange entre individus. Il n’est plus forcément nécessaire de se déplacer dans un centre de formation pour acquérir des compétences, on peut désormais suivre un cours depuis son canapé, voire se former à sa place de travail.

Il existe de multiples formats qui tous possèdent leurs avantages et leurs inconvénients :

Les solutions d’e-learning accessibles en ligne proposent des vidéos, des lectures et différents formats interactifs très utiles pour aborder des questions théoriques. Leur approche béhavioriste permet d’acquérir de la connaissance par la répétition d’exercices et de passage de QCM par exemple, à des horaires libres et sans interaction sociale. Ce sont des solutions virtuelles très utiles dans le cadre de rappels théoriques, par exemple dans le domaine de la sécurité informatique, de la conformité ou plus largement de la réglementation.

L’offre de formation à distance en direct s’est popularisée depuis le covid. Il existe désormais de nombreuses solutions permettant de suivre un cours donné par un enseignant en direct mais à distance, depuis son ordinateur via Zoom, Teams ou autres. Lorsque les caméras sont allumées et les micros utilisés avec parcimonie, suivre une formation par interface vidéo est particulièrement pratique. Le candidat n’a plus besoin de se déplacer à des centaines, voire des milliers de kilomètres pour participer à un cours. Il peut rejoindre sa classe à distance, à heure précise. Bémols de ce format, l’interaction et la spontanéité ne sont guère au rendez-vous et les problèmes techniques peuvent déranger la dynamique du cours. Néanmoins, lorsque les règles d’utilisation sont bien précisées et que les studios de diffusion sont de qualité, ce format répond bien à un besoin d’acquisition de compétences. C’est typiquement ce format que nous utilisons dans nos packages de recertification SAQ, qui permettent de regrouper des participants à travers l’ensemble de la Suisse romande sur un même sujet.

Les formations classiques en présentiel, qui se déroulent dans un lieu physique où les participants se regroupent, permettent d’exploiter une multitude de techniques pédagogiques mais également de partager de manière plus riche les expériences des différents participants. Ainsi, suivre une formation ne répond pas uniquement au souhait d’accumuler de l’information, c’est aussi un moment d’échange, de découverte de personnalités et de lieux qui contribueront à mieux ancrer dans la mémoire les connaissances acquises. Au-delà de l’acquisition de compétences, les formations en présentiel permettent d’élargir son réseau et de construire son avenir professionnel. Pour toutes ces raison, l’ISFB, en tant que Centre de compétences et de carrières, favorise et encourage les formations en présentiel.

Ces différents formats peuvent être articulés entre eux selon les buts recherchés. Les cursus en format hybride, mêlant tant du présentiel que des moments d’échange à distance ou des QCM, apporteront des stimulations variées tout au long du parcours de formation. Ainsi, l’espace Moodle de l’ISFB permet-il de reprendre en ligne des lectures électroniques, de répondre à des QCM formatifs, voire de solliciter un expert pour un entretien à distance dans certaines situations.

Évaluer l’institution de formation

Avant de se lancer, il convient aussi de s’intéresser de près à l’institution qui dispense les cursus et décerne les diplômes.

Les associations professionnelles, qui regroupent, par essence, les acteurs économiques de leur écosystème, proposent des formations correspondant au besoin spécifique et immédiat de leur secteur. Les compétences acquises pendant les cours sont ainsi directement applicables sur le terrain dès la fin du cursus. Dans ce type de formation, les participants viennent chercher des compétences pragmatiques. Ces cursus mènent à l’obtention d’attestations, de certificats ou diplômes reconnus par les membres de l’association professionnelle, ou pour certaines professions, à des brevets et à des diplômes fédéraux.

Ainsi, l’ISFB propose-t-elle aux participants les fameux Certificats ISFB, reconnus et appréciés par le marché de l’emploi pour leur caractère impactant et immédiatement activable. Outre le diplôme décroché en fin de cursus, le partage d’expérience avec des experts du même secteur est valorisé, contribuant non seulement à entretenir son réseau professionnel, mais aussi à se familiariser avec d’autres pratiques professionnelles au sein du même secteur.

Les universités, hautes écoles spécialisées, et écoles polytechniques fédérales proposent quant à elles de nombreuses formations continues de plus longue durée, décernant des crédits ECTS et menant à des CAS (Certificate of Advanced Studies, en général 10 à 15 crédits), DAS (Diploma of Advanced Studies, en général 30 crédits), et des MAS (Master of Advanced Studies, en général 90 crédits). Ces formations destinées à un public en emploi durent entre six mois et deux ans selon le programme et sont accessibles aux titulaires d’un bachelor ou d’un titre jugé équivalent par les directions de programme. Les participants sont généralement à la recherche d’une formation les menant à des réflexions plus conceptuelles et leur permettant de prendre de la hauteur sur leur quotidien, ou à obtenir un titre universitaire venant confirmer une spécialisation.

De nombreux acteurs privés offrent en outre des formations de qualité. Parmi eux, nombreux sont ceux qui proposent des diplômes et certificats dont la valeur est à la hauteur de la réputation de leur marque et de leur corps enseignant. Ainsi, un MBA suivi dans une prestigieuse université n’aura pas la même valeur qu’un MBA suivi dans une institution moins réputée, et le coût s’en ressentira.

Tout dépend donc de l’objectif visé. En résumé, avant de vous lancer dans une formation, nous vous conseillons de vous poser les cinq questions suivantes:

  1. Quel but est-ce que je souhaite atteindre en suivant une formation ?
  2. Quels sont mes facteurs de motivation ?
  3. Quelles sont mes ressources (temporelles, financières, cognitives) disponibles ?
  4. Quel format d’apprentissage me conviendra le mieux pour atteindre mon but ?
  5. Quel sera l’impact de cette formation sur le développement de ma carrière, tant sur le plan motivationnel que technique et managérial mais également sur l’élargissement de mon réseau professionnel ?

Domaine d’activité stratégique 3

Développement des compétences

En parallèle à son offre de formation technique et managériale, l’ISFB propose au département des ressources humaines de ses banques membres différents services de conseil en orientation et gestion de carrière.

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2024-01-06T16:00:49+01:00